Le viol comme arme de guerre dans une République Démocratique du Congo en conflit

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La création du Bureau du Représentant Personnel ainsi que le lancement de la Fondation Briser Le Silence démontrent la volonté de la République Démocratique du Congo de se mobiliser dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes et le recrutement des enfants dans des groupes armés.

En effet, pendant près de vingt ans, le pays a été le théâtre de conflits meurtriers pendant lesquels le viol était utilisé comme arme de guerre et de nombreux enfants étaient recrutés pour remplir les rangs de milices armées.

Cette situation a causé des dommages conséquents. En 2013, on dénombre plus de 15 000 femmes victimes de viols[1] et pas moins de 46 000 mineurs devenus enfants soldats.

Au-delà de la détresse psychologique et de l’incapacité pour les victimes d’obtenir une aide médicale et une réparation juridique, ces femmes et enfants victimes d’abus ont souvent fait l’objet d’exclusion sociale, se retrouvant alors dans une situation économique désespérée.

[1] Source : Rapport des Nations Unies, 2013